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RAPPEL
La Fédération Nationale des Coopératives des Planteurs de Palmier à Huile de
Côte d’Ivoire (FENACOPAH-CI), organe de représentation des planteurs ivoiriens, a été informée de l’intention d’industriels qui voudraient diversifier leurs
sources d’approvisionnement en huile brute.
Pour ce, faire ils envisagent de construire des mini-huileries pour transformer la production des petits planteurs.
C’est à cet effet que la FENACOPAH-CI a défini le cadre de collaboration ci-après.
1- Situation de la filière
1.1- Evolution sur le marché international
La production mondiale d’huile de palme sur les dix dernières années a progressé de plus de 100% passant de 15,211 millions de tonnes en 1995 à 30,651 millions
de tonnes en 2004.
L’essentiel de la production (85%) est assurée par l’Asie du Sud-Est (Malaisie et Indonésie).
La Malaisie est le plus grand producteur mondial d'huile de palme et d'huile de palmistes; elle est aussi le plus grand exportateur d'huiles alimentaires. La Malaisie
fournit environ 12 % des huiles et des graisses consommées dans le monde et joue un rôle important sur le marché international des oléagineux.
Le recours impératif au biocarburant face à la flambée des cours du pétrole aura une incidence sur l’offre de l’huile de palme brute. Dans les principaux pays
producteurs et notamment en Malaisie, différents mécanismes se mettent en place pour la transformation d’une grande partie de la production en biocarburant.
1.2- Position de la Côte d’Ivoire
La Côte d'Ivoire, est 7ème producteur mondial et 2ème producteur africain d’huile de palme brute avec une production de 300 000 tonnes en 2004. Cette
production devrait doubler à l’horizon 2015. Elle exporte environ un tiers de sa production annuelle et est le principal exportateur africain.
1.3- Position de la Fédération Nationale des Coopératives des Planteurs de Palmier à Huile de Côte d’Ivoire
(FENACOPAHCI)
En Côte d’Ivoire le régime de palme est produit par les plantations industrielles et les petits planteurs. 32 000 planteurs produisent en moyenne 1 000 000 tonnes de
régimes par an soit près de 64% de la production totale sur une superficie de 155 000 ha.
Les petits planteurs sont regroupés en seize (16) coopératives affiliées à la FENACOPAHCI
2- PLATEFORME MINIMUM
2.1- Participation au capital de
l’entreprise
L’objectif majeur du partenariat est l’approvisionnement en huile brute des investisseurs. A cet effet des mini-huileries seront installées. Pour sécuriser
l’approvisionnement de ces unités, les planteurs, les coopératives et la FENACOPAH-CI doivent être impliqués à la gestion. Ceux-ci devraient détenir 33% au
moins du capital.
Cependant ni les paysans, ni les coopératives et encore moins la FENACOPAH-CI ne disposent de ressources nécessaires à fin de libérer leur quote-part du
capital. Le financement du capital devra se faire dans le cadre d’un portage.
2.2- Développement des activités des coopératives
La collaboration entre la FENACOPAHCI et les partenaires étrangers doit concourir au développement des activités et à la promotion du petit planteur. En
effet, l’Etat a concédé aux coopératives l’encadrement des paysans (y compris l’approvisionnement en intrants et divers matériels de production), la collecte des régimes
et l’entretien des pistes d’accès aux planteurs.
Pour la réalisation de ces tâches les coopératives rencontrent beaucoup de difficultés. La collecte des régimes constitue le problème quotidien du planteur en raison
de l’insuffisance du matériel de collecte et du mauvais état des pistes. Il s’ensuit de nombreux cas de perte de production variant entre 20 et 30 % du potentiel du
matériel végétal.
Aussi, les ressources tirées de l’encadrement ne permettent pas d’assurer efficacement ces tâches.
La collaboration doit permettre d’optimiser la réalisation des tâches dévolues au coopératives en apportant les moyens pour le développement de la production:
gage de l’approvisionnement des unités de transformation à
installer.
2.3- Besoins immédiats
Dans la zone de Sassandra, une production de régime de plus de 100 000 tonnes est difficilement usinée du fait de la capacité de l’usine qui est dépassée (45T/h).
Immédiatement 3 usines de 8 T/h pourraient être installées.
De même 5 autres usines pourraient implantées dans les zones suivantes :
· Sikensi · Alépé · Toumanguié
· Ehania · Boubo
Ces huit (8) usines permettront de traiter une production de 422.400 tonnes de régimes de palme correspondant à une superficie de 60.000 ha. La quantité
d’huile produite sera 90.816 tonnes par an.
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